dimanche 14 février 2010

expo - LabLabanque Jérémy Liron

Les peintures et les textes de l’artiste occupent le premier étage de Lab-Labanque soit les anciens appartements du directeur. Le cadre de l’exposition est donc constitué de grands salons avec portes vitrées, grandes cheminées, moulures et lustres étincelants. Il nous est annoncé que les peintures de Jérémy Liron sont une création pour Lab-Labanque inspiré de son voyage en train pour venir de Lyon à Béthune, il semblerait que l’artiste se base sur des photographies prisent pendant le voyage pour créer ces toiles toutes de même format. Les tons des tableaux rappellent celles de Bacon bien que le sujet n’est rien à voir. Des toiles sont accrochées aux murs, d’autres sont suspendues dans la salle ; ce qui oblige le visiteur à déambuler au milieu des toiles, à changer de point de vue, à se confronter au dos des toiles. Toutes les toiles sont encadrées avec une vitre plexiglas, le jeu de reflet est donc un des éléments essentiels de la mise en espace de ces toiles. Ici le plexiglas fait sens, même si c’est un élément dont je ne suis jamais fan, je trouve vraiment énervant de devoir devant un tableau même ancien devoir jongler avec le reflet de l’éclairage sur la vitre plexiglas sensée protéger l’œuvre.
Dans le couloir menant au différentes salles, les textes de l’artiste, parfois pas très bien centré dans les cadres, viennent donner une autre dimension à la peinture.

Extraits :

« Mardi, le 21
Par la régularité du cadre, l’entêtement du bleu étalé, assigner une permanence à l’objet paysage. Comme les Becher dans la même lumière grise semblent n’aborder toujours qu’un seul et même instant diffracté en quelque sorte en une multitude d’images esquissant un mouvement (au moins celui de tourner autour de l’objet observé sous toutes ses faces) tandis que le temps ne semble plus devoir défiler. Peut-être cherche-t-on par ces formes élaborées de l’expérience à capter les mouvements du monde dans un temps aboli. »
« Mardi, le 13
le cinéma c’est cette courte séquence de 4 secondes peut-être mais reprise au début et puis tournée en boucle, l’image d’un mouvement du monde qui s’entête en un moment restreint jusqu’à la contemplation aveugle.
... »

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