Dans la veine d’expositions sur le thème de l’argent, du pouvoir (qui avait vu invité Claude Lévêque dans cette perspective), celle-ci est sans doute la plus amusante, jouant entièrement du dispositif de la banque.
Le plus léger est un film tourné grâce aux caméras de surveillance de la banque et simulant un faux hold-up multiple ou le dernier à pouvoir partir avec l’argent est une fausse femme d’entretient. Ce film est visible dans la salle des coffres. En ressortant, mon honnêteté face à des pièces mises par terre s’est faite avoir puisqu’il s’agit là d’une installation. Dans la salle juste à l’entrée mais que je n’ai repéré qu’à la sortie, on peut se transformer en gardien de la banque et regarder les différents écrans de surveillance. Certain diffuse des extraits du films, d’autres diffuse l’image captée par les caméras en temps réel. On a donc un regard un peu voyeur notamment sur l’écran diffusant l’image de ce qui se passe sur le trottoir devant la banque, on peut aussi voir les gens se déplaçant dans l’exposition sans se douter qu’ils sont regardés par d’autres au même moment. Je me dis que j’ai du être un sacré spectacle pour celui qui m’a regardé tourné autour des oeuvres, faire des photographies discrètement, faire des croquis, prendre des notes, changer de points de vue...
Dans une salle du rez-de-chaussée, on trouve un portrait robot composite qui se reconstitue grâce à 6 projections en 16 mm, les différents morceaux de visages ne défilent pas aux mêmes rythmes.
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